Une solution vraiment interopérable de notes : springpadit.com


Je cherchais une solution de notes/tasks totalement interopérable et vraiment complet. J’ai essayé evernote, mais bon, ça reste très limité au niveau des os supportés, et la gestion des fichiers audios est catastrophique.
Puis en cherchant des équivalents, je suis tombé sur springpadit qui fonctionne visiblement très bien sur mon galaxys2/android mais aussi sur mon desktop via navigateur chromium ou firefox /ubuntu. De plus l’extension pour Chrome/chromium est vraiment bien foutue. ( ici )
Bref adopté.

On peut faire des notes ou des listes de tâches comprenant des textes, photos, videos, sons, liens etc. que l’on peut visionner, réutiliser, éditer depuis n’importe où avec n’importe quel matériel. On peut bien sûr partager de toutes les façons possibles.

Bref, pas libre, mais bel outil interopérable.

Réduire la taille d’un film en une ligne.

Juste pour un aide-mémoire : réduire la taille d’un film pour le mettre sur son téléphone sans lancer de logiciel compliqué.

Bien sûr, ceci se fait sous linux dans une bête console.

Ouvrir un terminal est taper cette ligne en changeant :

- « nomdevotrefilm.avi » par le chemin+nom de la source, par exemple « /home/user/desktop/fallingskies_S01E10.avi »

- « nomdevotrenouveau_film.avi » par le chemin+nom désiré au résultat, par exemple « /home/user/desktop/fs1×10.avi »

- « 320:240″ par le format désiré. Même si les écran sont souvent en 800×480, le 320×240 reste suffisant et permet un sacré gain de place sur une petite sd 16Go.

mencoder nomdevotrefilm.avi -oac copy -ovc lavc -lavcopts vcodec=mpeg4:mbd=2:trell -vf scale=320:240 -o nomdevotrenouveau_film.avi


Si mencoder n’est pas installé, un sudo apt-get install sous ubuntu fera l’affaire. Pour les autres systèmes linux, chacun connait son mode d’installation.

Accéder au serveur de l’école depuis n’importe où grâce à SSH

Je travaille beaucoup à la maison pour préparer mes cours, mes vidéos, mes bandes sonores, gérer l’administratif etc. et j’avais, jusqu’à présent recours à dropbox, qui permet de synchroniser plusieurs dossiers de plusieurs pc. Cependant, cette solution qui fonctionne très bien n’est pas libre, et utilise un serveur que je ne contrôle pas (ce qui est particulièrement gênant quand on travaille avec des enfants et leurs familles). De plus, le service est limité en taille.

Je cherchais depuis des mois une solution libre et sécure pour accéder à mes dossiers de travail depuis n’importe où, et je suis tombé des nues lorsque j’ai découvert que cela relève d’un protocole basique d’internet, le sftp … Je me suis trouvé bien bête.

À l’école : d’abord, sur le serveur de l’école, sous GNU/linux bien sûr, j’ai installé le paquet openssh-server puis fail2ban pour éviter les attaques en force brute (3 tentatives de connexion ratées bannissent l’IP du bot pour 15 minutes).

Je dois ensuite autoriser les connexions sécurisées depuis l’extérieur en ouvrant un port du routeur (livebox, dans mon cas, à l’école). J’y accède par l’adresse 192.168.1.1 à taper dans un navigateur. puis renseigner les login et password pour accéder à la livebox. Enfin, dans l’onglet serveur LAN : nouvelle entrée, nom : SSH FTP par exemple, accès activé : oui, du port : 22 au port : 22, protocole : TCP,  Adresse IP locale, celle du serveur (192.168.1.xx, pour la connaître, il suffit de taper ifconfig dans une console)

Ensuite, comme le FAI de l’école est malheureusement « orange », je n’ai pas d’IP fixe, alors je dois demander à un service tiers de toujours synchroniser mon adresse IP du serveur avec une adresse choisie, disons mon-ecole.homelinux.org, qui elle sera fixe, même si l’IP de la livebox change. Imaginons que l’IP de la livebox change , je n’ai aucun moyen de la connaître depuis la maison et je ne peux plus accéder au serveur à distance, c’est ballot …

J’utilise pour cela les services gratuits de dyndns.com . Je choisis un « free domain name » (par exemple « mon-ecole.homelinux.org »), je clique sur « Add ». Je choisis un identifiant et un mot de passe, j’indique une adresse email valide. J’attends (par mail) le lien pour activer le service et voilou.

Il faut que je configure le service dns de la livebox. Je retape 192.168.1.1 dans le navigateur internet, renseigne les login et password. Puis configuration avancée, réseau, dynDNS. Je renseigne l’identifiant et le mot de passe choisis chez dyndns, ainsi que le nom d’hôte (mon-ecole.homelinux.org par exemple). On applique, OK et voilà, c’est fini pour le serveur.

Depuis la maison : je crée, dans la barre de menu (clic droit sur la barre puis « ajouter au tableau de bord »), un raccourci non pas d’application, mais d’emplacement. Je choisis une icône « kivabien » et je renseigne les cases :

  • Nom -> Serveur-École
  • Emplacement : sftp://login@mon-ecole.homelinux.org:22/home/login , où il faut remplacer « login » par votre login de démarrage du serveur, « mon-ecole.homelinux.org » par le domaine choisi chez dyndns et  22  par le port choisi sur la livebox si vous avez pris autre chose que 22.
  • Commentaire (facultatif) : un lien direct pour gérer les dossiers et fichiers du taf, la classe ! (par exemple)

Vous cliquez sur cette icône et lors de la première connexion, une fenêtre vous demande de confirmer cet accès d’exception. Vous confirmez. On vous demande le mot de passe du serveur (le mot de passe d’administration du serveur), que vous pouvez ne renseigner que pour ce moment, pour cette session ou pour toujours, puis une fenêtre nautilus s’ouvre … c’est tout simplement le /home/login du serveur à distance !

On peut y faire ce que l’on veut : y transférer des fichiers depuis la maison, en télécharger, en supprimer, les déplacer etc. sans aucune limite de taille.

Bref, quelques minutes d’actions adaptées à un débutant comme moi, pour travailler sur le serveur de l’école comme s’il était chez moi … la classe !

La chasse aux fautes avec gobby, outil d’édition collaborative.

J’ai la chance d’enseigner à des élèves qui sont maintenant habitués à utiliser des ordinateurs, à écrire sur traitement de texte, gérer les images dans un texte, faire de la messagerie instantanée sécurisée (jabber), aller chercher des documents sur un serveur depuis un client lourd, les modifier et les ré-enregistrer sur le serveur, etc.

Je cherchais à les introduire à l’élaboration de texte collaborative en temps réel. Travaillant dans une école, il était évidemment inimaginable d’utiliser des outils basés sur un serveur que l’on ne contrôle pas.

Le cahier des charges était le suivant :

  • outil collaboratif en temps réel,
  • pas de serveur on cloud non contrôlé,
  • simple d’installation et d’utilisation,
  • libre de préférence.

… et le premier outil qui a répondu à toutes ces exigences était … gobby.

l’installation est extrêmement simple : il suffit de cliquer sur ce lien pour les utilisateurs debian, ubuntu et dérivés  apt://gobby, mais gobby est également utilisable sur d’autres architectures comme fedora et dérivés, BSD et dérivés (dont macOSX) ou même les vieillissants windows. (cherchez votre bonheur par ici, quelque soit ce que l’on vous fait subir comme OS).

Ensuite, il suffit de démarrer l’application. Sur l’un des ordinateurs (que l’on choisit arbitrairement comme hôte du travail), on clique sur « créer une séance », puis on choisit un pseudo, une couleur et on clique sur hôte. Sur les autres ordinateurs, on clique sur rejoindre une séance. On choisit un pseudo et une couleur. puis on cherche (sous réseau local) la séance qui a été créée sur le premier ordinateurs. Enfin on clique sur « valider ». Il peut y avoir jusque 8 ordinateurs travaillant simultanément sur le même document.

Il suffit alors de double-cliquer sur le document sur lequel on agit afin d’y participer.

C’est d’une simplicité enfantine. Cela tombe bien, j’enseigne à des 7-9 ans.

Ce que nous avons fait comme première utilisation : « la chasse aux fautes ».

Je prépare un texte bourré de fautes sur un simple éditeur de texte (accord sujet-verbe, accord nom-adjectifs, majuscules, mots invariables à connaître par cœur) et je fais un copier-coller dans gobby. Dès que le texte apparaît sur les divers ordinateurs, les élèves corrigent les fautes et les corrections sont faites avec leur couleur. Quand toutes les « fôtes » sont corrigées, nous comptons les points.

Je donne des pistes d’aide dans la messagerie associée (partie basse de l’écran) pour les aider quand ils sèchent un peu.

Je pensais qu’il faudrait deux à trois séances pour que les élèves comprennent le principe du travail collaboratif, et qu’il ne soient pas dérangés par le fait des travailler à plusieurs en temps réel sur le même document. Mais cela s’est fait directement, sans aucun soucis. La chasse aux fautes était pliée en 16 minutes.

Comme quoi, les limites ne sont pas celles de l’utilisateur, mais celles de ceux qui prétendent faire des produits innovants. J’aurais bien aimé que le libre existe quand j’étais enfant …

Un réseau domestique avec samba ou comment rendre les pc de la maison ou du travail communiquants entre eux.

Remarques préliminaires :

  1. J’utilise GNU/Linux à la maison comme au travail, alors pourquoi m’embêter avec samba, puisque GNU/Linux fait déjà tout ça avec un clic droit par NFS ? Tout simplement parce que parfois, je dois travailler avec des gens qui utilisent, par choix ou par ignorance, des solutions … comment dire … compliquées … et samba leur permet, à eux aussi, de profiter du confort du réseau.
  2. Cette solution samba est multi-plateforme et donc certainement transférable sous OS propriétaire, mais je n’ai aucune idée de comment le faire simplement. Je ne suis qu’un simple utilisateur, pas un bidouilleur. Je ne veux pas m’embêter avec ça.
  3. Ceci est ma solution et ne prétend pas être le tutoriel parfait. Mais cette solution est installée en 10 minutes et se révèle, chez moi comme dans mon école, productive sans aucun problème, y compris avec divers systèmes d’exploitation sur le réseau.
  4. Si quelqu’un connaît un tutoriel comparable pour GNU/Linux ou pour des OS moins évidents, un lien est bienvenu dans les commentaires et j’éditerai le billet.

La première chose est d’installer samba sur le pc qui deviendra le serveur (sur plusieurs si on veut). Pour les ubunteros, debianistes etc… voici le lien d’installation (1 clic et c’est installé) : apt://samba. (pour les autres OS, voir sur les forums de support idoines)

Il faut fermer et réouvrir la session pour que samba soit pris en compte.

J’utilise aussi une interface graphique pour gérer les dossiers à partager : apt://system-config-samba (installation en un clic aussi, pour les autres OS, voir sur les forums de support idoines).

Ensuite il suffit d’aller dans système -> administration -> samba pour lancer l’interface graphique.

La fenêtre apparaît, je clique sur ajouter.

Une seconde fenêtre apparaît,

  • je clique sur naviguer pour choisir le dossier que je souhaite partager (ici ce sera le dossier « public » de mon Home).
  • Je le renomme en « partage-public » pour plus de lisibilité.
  • Je coche « inscriptible » et « visible » pour que tous (sur le réseau) puissent le visualiser et l’utiliser.
  • Accès : j’autorise  l’accès à tous (plus simple)
  • Valider

Le plus dur est fait ^^.

Maintenant j’essaie d’accéder à ce dossier depuis un autre PC du réseau (filaire ou wifi) de l’entreprise, de l’école, la maison etc.

Je clique sur raccourcis -> réseau -> réseau windows -> workgroup -> « le nom de mon PC serveur » -> « nom du dossier partagé »

PATATRAS : impossible de monter ce dossier !

Ben oui, GNU/Linux est sécure, il faut donner le droit de passage à samba dans mon Home, sinon le système s’autoprotège.

Pour cela, j’ouvre un console (Applications -> accessoires -> Terninal)

Je tape d’abord une ligne de commande pour que le passage soit autorisé (droits 711)  :

chmod 711 /home/user (ou user est votre login sur le pc serveur)

puis

ls -ld /home/user (ou user est votre login sur le pc serveur)

Je vais aussi ajouter des autorisation dans les paramètres généraux de la configuration de samba : je tape dans un terminal

sudo gedit /etc/samba/smb.conf

et dans la partie global settings, je rajoute ces deux lignes :

client lanman auth = Yes
lanman auth = Yes

Je sauvegarde et je quitte.

Il faut aussi gérer les permissions du dossier public et de ses sous dossiers (droits administrateur+clic droit sur le dossier, puis accès au dossier : création et suppression de fichier, ainsi que accès au fichier : lecture et écriture à tous, et enfin appliquer les permissions au fichiers inclus.)

Je retente : pas de soucis.

Mais j’aimerais une petite icône pour ne pas me taper le

raccourcis -> réseau -> réseau windows -> workgroup -> « le nom de mon PC serveur » -> « nom du dossier partagé »

à chaque fois… :/

Pas de problème, sur chaque autre PC du réseau domestique, je fais un

  • clic droit dans la barre de menu, puis
  • ajouter au tableau de bord
  • lanceur d’application personnalisé
  • ajouter
  • type : emplacement
  • nom : ce que je veux, par exemple : dossier partagé du serveur
  • emplacement : smb://nom du serveur/nom du dossier partagé/
  • commentaire : ce que je veux pour que ce soit explicite
  • clic sur l’icône pour la mettre à mon goût.

Et voilà, c’est fini. Dès lors que votre PC serveur est allumé et relié au réseau, tous les autres PC reliés au même réseau peuvent :

  • ouvrir le dossier partagé par un simple clic,
  • lire et utiliser son contenu,
  • ajouter, modifier ou supprimer son contenu.

Idéal pour la maison tout comme pour le travail collaboratif au bureau ou à l’école. Mes élèves peuvent ouvrir leur dossier personnel de travail depuis n’importe quel PC de l’école et reprendre leurs documents, les modifier et les enregistrer comme s’ils se servaient toujours du même PC. Simple et confortable.

Faire un petit film tutoriel en GIF avec byzanz.

Dans le cadre de mon travail, j’essaie de rendre les élèves le plus autonomes possible, y compris en informatique. Ceci me demande de fabriquer de petits tutoriels, mais il faut qu’ils soient aussi simples à afficher qu’une image.

byzanz est un logiciel pour GNU/Linux qui permet de faire cela. Il filme votre écran, mais au lieu d’exporter le tutoriel en film, comme le fait très bien GTK-RecordMyDesktop, il exporte une image animée, un fichier.gif .

Pour installer Byzanz, c’est extrêmement simple (pour les distributions utilisant aptitude, comme debian ou ubuntu) : il suffit de cliquer sur ce lien : apt://byzanz et d’installer avec apturl. Ensuite, faites un clic-droit sur l’une des barres de bureau et sélectionner « ajouter »-> »Enregistreur de bureau ».

Voir l’installation ici sur la documentation ubuntu-fr.org pour plus de détails.

Il y a trois possibilités :

  • enregistrer l’ensemble du bureau
  • enregistrer une fenêtre
  • enregistrer une zone.

J’utilise cette technique pour commettre des petites animations gif pour que mes élèves acquièrent les bases de l’utilisation d’un traitement de texte. Voici un exemple pour apprendre à souligner les mots par lots (cliquez sur l’image pour l’afficher en plein écran) :

Exercices pour traitement de texte en CP-CE1-CE2.

Voici quelques exercices basiques sur l’utilisation du traitement de texte en classe de CP-CE1-CE2. Les élèves de cet âge utilisent les ordinateurs plus souvent pour jouer que pour travailler et savent déjà bien cliquer un peu partout. Cependant, ils sont assez moyens dans l’utilisation d’un traitement de texte.

Voici quelques exercices très simples et plus avancés pour apprendre à utiliser un logiciel de traitement de texte. Les exercices sont parfaitement fonctionnels sur un logiciel moderne comme OOo 3.1. Je ne sais pas ce qu’ils peuvent donner sur des solutions plus anciennes et moins standard. OOo peut être obtenu gratuitement et en toute sécurité ici : OOo en français c’est un logiciel libre, utilisant les formats standards (norme ISO). Vous avez le droit d’en faire ce que vous voulez gratuitement, y compris de le transformer si vous savez programmer. Il ne peut rien faire dans votre dos, car son code source est connu.

J’ai utilisé la police de caractères PlumBAE (que l’on peut trouver sur le site de lakanal, par exemple) pour rendre les exercices jolis. Si vous ne l’avez pas installée, votre traitement de texte utilisera sa police par défaut.

Premier exercice : se déplacer sur une page et ajouter les espaces qui manquent entre les mots.

separer-les-mots.odt

Second exercice : supprimer les mots en double en utilisant les touches Del ou Supp  et BackSpace.

supprimer-les-mots-en-double.odt

Troisième exercice : savoir déplacer, réduire et agrandir une image.

deplacer-agrandir-reduire-image.odt

Quatrième exercice (surtout orienté pour les écoles sous GNU/Linux car windows ou mac sont un peu limités pour ce genre de chose) : glisser-déposer des images depuis une page web ou depuis un dossier vers le traitement de texte et vers un tableau dans le traitement de texte.

Glisser-déposer-image.odt

Ce dernier exercice est cependant utilisable avec les anciens systèmes. Il suffit d’adapter les exercices en demandant aux élèves d’utiliser de fastidieux copier-coller. Mais c’est évidemment beaucoup moins simple pour des cycle 2.

Ré-édition le 06 février 2010 :

Étant donné le succès des mes premières propositions, cela m’a encouragé à en faire d’autres plus orientées sur les détails du traitement de texte : les styles de base gras-italique-souligner, puis un autre sur les alignements gauche-centre-droite.

Voici un document en trois pages proposant un travail de manipulation des diverses méthodes pour obtenir du gras, de l’italique et du souligné dans un texte :

souligner-gras-italique.odt

Voici un document en cinq pages proposant un travail de manipulation pour travailler les alignements dans un texte :

aligner-gauche-centre-droite.odt