La chasse aux fautes avec gobby, outil d’édition collaborative.

J’ai la chance d’enseigner à des élèves qui sont maintenant habitués à utiliser des ordinateurs, à écrire sur traitement de texte, gérer les images dans un texte, faire de la messagerie instantanée sécurisée (jabber), aller chercher des documents sur un serveur depuis un client lourd, les modifier et les ré-enregistrer sur le serveur, etc.

Je cherchais à les introduire à l’élaboration de texte collaborative en temps réel. Travaillant dans une école, il était évidemment inimaginable d’utiliser des outils basés sur un serveur que l’on ne contrôle pas.

Le cahier des charges était le suivant :

  • outil collaboratif en temps réel,
  • pas de serveur on cloud non contrôlé,
  • simple d’installation et d’utilisation,
  • libre de préférence.

… et le premier outil qui a répondu à toutes ces exigences était … gobby.

l’installation est extrêmement simple : il suffit de cliquer sur ce lien pour les utilisateurs debian, ubuntu et dérivés  apt://gobby, mais gobby est également utilisable sur d’autres architectures comme fedora et dérivés, BSD et dérivés (dont macOSX) ou même les vieillissants windows. (cherchez votre bonheur par ici, quelque soit ce que l’on vous fait subir comme OS).

Ensuite, il suffit de démarrer l’application. Sur l’un des ordinateurs (que l’on choisit arbitrairement comme hôte du travail), on clique sur « créer une séance », puis on choisit un pseudo, une couleur et on clique sur hôte. Sur les autres ordinateurs, on clique sur rejoindre une séance. On choisit un pseudo et une couleur. puis on cherche (sous réseau local) la séance qui a été créée sur le premier ordinateurs. Enfin on clique sur « valider ». Il peut y avoir jusque 8 ordinateurs travaillant simultanément sur le même document.

Il suffit alors de double-cliquer sur le document sur lequel on agit afin d’y participer.

C’est d’une simplicité enfantine. Cela tombe bien, j’enseigne à des 7-9 ans.

Ce que nous avons fait comme première utilisation : « la chasse aux fautes ».

Je prépare un texte bourré de fautes sur un simple éditeur de texte (accord sujet-verbe, accord nom-adjectifs, majuscules, mots invariables à connaître par cœur) et je fais un copier-coller dans gobby. Dès que le texte apparaît sur les divers ordinateurs, les élèves corrigent les fautes et les corrections sont faites avec leur couleur. Quand toutes les « fôtes » sont corrigées, nous comptons les points.

Je donne des pistes d’aide dans la messagerie associée (partie basse de l’écran) pour les aider quand ils sèchent un peu.

Je pensais qu’il faudrait deux à trois séances pour que les élèves comprennent le principe du travail collaboratif, et qu’il ne soient pas dérangés par le fait des travailler à plusieurs en temps réel sur le même document. Mais cela s’est fait directement, sans aucun soucis. La chasse aux fautes était pliée en 16 minutes.

Comme quoi, les limites ne sont pas celles de l’utilisateur, mais celles de ceux qui prétendent faire des produits innovants. J’aurais bien aimé que le libre existe quand j’étais enfant …

Les « maternelles » parlent des logiciels libres à l’école

Un tout petit billet pour relayer l’intelligent propos d’Emma Rota sur les logiciels libres à l’école, dans le cadre de l’émission « les maternelles » le 17 mars 2010 sur france5.

Lien texte ici : Emma Rota le 17 mars 2010

et vidéo ci-dessous au format libre ogg, lisible directement par les navigateurs modernes (c’est à dire presque tous sauf IE) :

il suffit de cliquer sur l’image

Installation de ubuntu karmic koala : aide-mémoire personnel.

Ce billet n’est pas un tutoriel d’installation, mais un aide mémoire de ce que j’ai fait sur le premier pc afin de recopier la même installation sur les vingt autres ordinateurs et obtenir exactement les même systèmes, c’est à dire un parc homogène autour des serveurs. Je pars de desktops et laptops récents sur lesquels sont installés divers OS inutiles (xp et vista) ainsi qu’un linux mint helena upgradé depuis gloria mais qui ne me satisfait pas. Les disques ont été partitionnés de façon …  disons « folkorique » … par une entreprise professionnelle qui a donné entre 75% et 80% du disque aux OS microsoft qui nous sont inutiles et qui n’a pas séparé la racine « / » et le « /home «   dans la partition en ext4, qui d’ailleurs était en ext3. Bref, à refaire.

Les choix que je fais sont liés à l’utilisation locale, c’est à dire du traitement de texte, du logiciel éducatif, de la messagerie, du son, de la vidéo, du traitement d’image, de la navigation sur le web, du blogging et une interface simplifiée à l’extrême.

Première étape, partitionner les disques correctement.

Première chose, je boot chaque pc sur un liveCD (comment booter sur cd) ubuntu 9.10 et je lance gparted qui se trouve dans le menu « système ». je réduis les partitions pour windows à 30Go, vu qu’elles ne serviront probablement jamais, c’est largement suffisant. Je démonte la swap avec un clic droit, je supprime l’ancienne partition linux en ext3 et je fixe la « swap » à 2Go.

Seconde étape, installation de base d’ubuntu.

Je connecte les pc à internet (pour les mises à jour de langage durant l’installation), puis je double-clique sur installer ubuntu. je réponds aux quelques réglages : français, France, france-alternative, même nom et même code pour tous les pc (c’est un réseau où ils n’ont aucun sens à être différenciés, sauf les serveurs), connexion immédiate. Pour les partition, je choisis manuel. Sur l’espace disponible, je garde 15Go en ext4 pour le « / » et tout le reste en « /home ».

Au redémarrage, accepter les mises à jour.

Troisième étape, ajout des sources medibuntu et ryxeo

Cela permettra d’une part d’ajouter les outils non libres qui « pourrissent » le web, comme les codecs proprio ou le flash (C’est une concession par confort, car de nombreux webmasters font dans le proprio) et d’autre part, d’obtenir les excellents logiciels éducatifs du « terrier ».

Ouvrir une console et taper :

sudo gedit /etc/apt/sources.list

la liste des sources apparaît dans un éditeur de texte qui possède les droits admin.

Je rajoute les lignes suivantes à la fin de la liste :

(Lire la suite…)

Nouvel ubuntu, nouveau design

La version 10.04 d’ubuntu, 10 pour 2010 et 04 pour avril va sortir officiellement dans moins de 2 mois. Elle sera une version LTS (long Time Support). Elles se nommera Lucid Lynx et apportera, comme d’habitude ses innovations et ses nouveautés.

En plus de cela, le choix a été fait, après consultation des utilisateurs par « brainstorm » et l’arbitrage de SABDFL (Self-Appointed Benevolent Dictator for Life) alias Mark Shuttleworth de faire évoluer le design d’ubuntu et de sa version d’environnement de bureau Gnome.

J’aimais beaucoup le design présent, au niveau des polices et logos, bien en avance sur les fades choses que l’on voit chez apple ou microsoft, et je vais devoir m’habituer aux petits détails qui changent, ce n’est pas bien grave. « Light » semble être devenu le nouveau mot clé.

Le « circle of friends » symbole de ubuntu perd de plus en plus ses couleurs africaines jaune orange rouge  pour du « light », du gris, du transparent. Le marron disparaît malheureusement pour du violet.

La magnifique police toute en rondeur ubuntu fait aussi peau neuve. Elle est remplacée par quelque chose de comment dire ? Différent… je m’habituerai peut-être.

L’affichage lors du démarrage de Karmic (le thème de boot)  n’était, à mon avis, pas une réussite. Il ressemblera désormais à cela :

Enfin, les thèmes par défaut de gnome, qui n’ont jamais été fantastiques (et que tout le monde personnalisait) sont enfin assez jolis, avec, on peut le remarquer, un déplacement des icônes minimiser-restaurer-fermer de la droite vers la gauche, comme c’était déjà le cas dans de nombreux thèmes plébiscités.

Thème « light » :

Thème « Dark » :

Présentation de Pranav Mistry, ce que l’open-source propose pour demain.

Une petite vidéo (en flash désolé) de ce que l’open-source nous réserve pour les années à venir. Plutôt alléchant, non ?

Et pour ceux qui n’aiment pas le flash (à raison je pense), lien direct en mp4 ici.