Un réseau domestique avec samba ou comment rendre les pc de la maison ou du travail communiquants entre eux.

Remarques préliminaires :

  1. J’utilise GNU/Linux à la maison comme au travail, alors pourquoi m’embêter avec samba, puisque GNU/Linux fait déjà tout ça avec un clic droit par NFS ? Tout simplement parce que parfois, je dois travailler avec des gens qui utilisent, par choix ou par ignorance, des solutions … comment dire … compliquées … et samba leur permet, à eux aussi, de profiter du confort du réseau.
  2. Cette solution samba est multi-plateforme et donc certainement transférable sous OS propriétaire, mais je n’ai aucune idée de comment le faire simplement. Je ne suis qu’un simple utilisateur, pas un bidouilleur. Je ne veux pas m’embêter avec ça.
  3. Ceci est ma solution et ne prétend pas être le tutoriel parfait. Mais cette solution est installée en 10 minutes et se révèle, chez moi comme dans mon école, productive sans aucun problème, y compris avec divers systèmes d’exploitation sur le réseau.
  4. Si quelqu’un connaît un tutoriel comparable pour GNU/Linux ou pour des OS moins évidents, un lien est bienvenu dans les commentaires et j’éditerai le billet.

La première chose est d’installer samba sur le pc qui deviendra le serveur (sur plusieurs si on veut). Pour les ubunteros, debianistes etc… voici le lien d’installation (1 clic et c’est installé) : apt://samba. (pour les autres OS, voir sur les forums de support idoines)

Il faut fermer et réouvrir la session pour que samba soit pris en compte.

J’utilise aussi une interface graphique pour gérer les dossiers à partager : apt://system-config-samba (installation en un clic aussi, pour les autres OS, voir sur les forums de support idoines).

Ensuite il suffit d’aller dans système -> administration -> samba pour lancer l’interface graphique.

La fenêtre apparaît, je clique sur ajouter.

Une seconde fenêtre apparaît,

  • je clique sur naviguer pour choisir le dossier que je souhaite partager (ici ce sera le dossier « public » de mon Home).
  • Je le renomme en « partage-public » pour plus de lisibilité.
  • Je coche « inscriptible » et « visible » pour que tous (sur le réseau) puissent le visualiser et l’utiliser.
  • Accès : j’autorise  l’accès à tous (plus simple)
  • Valider

Le plus dur est fait ^^.

Maintenant j’essaie d’accéder à ce dossier depuis un autre PC du réseau (filaire ou wifi) de l’entreprise, de l’école, la maison etc.

Je clique sur raccourcis -> réseau -> réseau windows -> workgroup -> « le nom de mon PC serveur » -> « nom du dossier partagé »

PATATRAS : impossible de monter ce dossier !

Ben oui, GNU/Linux est sécure, il faut donner le droit de passage à samba dans mon Home, sinon le système s’autoprotège.

Pour cela, j’ouvre un console (Applications -> accessoires -> Terninal)

Je tape d’abord une ligne de commande pour que le passage soit autorisé (droits 711)  :

chmod 711 /home/user (ou user est votre login sur le pc serveur)

puis

ls -ld /home/user (ou user est votre login sur le pc serveur)

Je vais aussi ajouter des autorisation dans les paramètres généraux de la configuration de samba : je tape dans un terminal

sudo gedit /etc/samba/smb.conf

et dans la partie global settings, je rajoute ces deux lignes :

client lanman auth = Yes
lanman auth = Yes

Je sauvegarde et je quitte.

Il faut aussi gérer les permissions du dossier public et de ses sous dossiers (droits administrateur+clic droit sur le dossier, puis accès au dossier : création et suppression de fichier, ainsi que accès au fichier : lecture et écriture à tous, et enfin appliquer les permissions au fichiers inclus.)

Je retente : pas de soucis.

Mais j’aimerais une petite icône pour ne pas me taper le

raccourcis -> réseau -> réseau windows -> workgroup -> « le nom de mon PC serveur » -> « nom du dossier partagé »

à chaque fois… :/

Pas de problème, sur chaque autre PC du réseau domestique, je fais un

  • clic droit dans la barre de menu, puis
  • ajouter au tableau de bord
  • lanceur d’application personnalisé
  • ajouter
  • type : emplacement
  • nom : ce que je veux, par exemple : dossier partagé du serveur
  • emplacement : smb://nom du serveur/nom du dossier partagé/
  • commentaire : ce que je veux pour que ce soit explicite
  • clic sur l’icône pour la mettre à mon goût.

Et voilà, c’est fini. Dès lors que votre PC serveur est allumé et relié au réseau, tous les autres PC reliés au même réseau peuvent :

  • ouvrir le dossier partagé par un simple clic,
  • lire et utiliser son contenu,
  • ajouter, modifier ou supprimer son contenu.

Idéal pour la maison tout comme pour le travail collaboratif au bureau ou à l’école. Mes élèves peuvent ouvrir leur dossier personnel de travail depuis n’importe quel PC de l’école et reprendre leurs documents, les modifier et les enregistrer comme s’ils se servaient toujours du même PC. Simple et confortable.

Faire un petit film tutoriel en GIF avec byzanz.

Dans le cadre de mon travail, j’essaie de rendre les élèves le plus autonomes possible, y compris en informatique. Ceci me demande de fabriquer de petits tutoriels, mais il faut qu’ils soient aussi simples à afficher qu’une image.

byzanz est un logiciel pour GNU/Linux qui permet de faire cela. Il filme votre écran, mais au lieu d’exporter le tutoriel en film, comme le fait très bien GTK-RecordMyDesktop, il exporte une image animée, un fichier.gif .

Pour installer Byzanz, c’est extrêmement simple (pour les distributions utilisant aptitude, comme debian ou ubuntu) : il suffit de cliquer sur ce lien : apt://byzanz et d’installer avec apturl. Ensuite, faites un clic-droit sur l’une des barres de bureau et sélectionner « ajouter »-> »Enregistreur de bureau ».

Voir l’installation ici sur la documentation ubuntu-fr.org pour plus de détails.

Il y a trois possibilités :

  • enregistrer l’ensemble du bureau
  • enregistrer une fenêtre
  • enregistrer une zone.

J’utilise cette technique pour commettre des petites animations gif pour que mes élèves acquièrent les bases de l’utilisation d’un traitement de texte. Voici un exemple pour apprendre à souligner les mots par lots (cliquez sur l’image pour l’afficher en plein écran) :

Installation Lucid Lynx ubuntu 10.04 LTS par un impatient.

(Attention : Lucid Lynx est sensé être une béta au jour d’aujourd’hui. Sauf impatience notable, il est préférable d’attendre avril ou mai 2010 avant d’installer cette version d’ubuntu.)

Ayant fini d’installer et de paramétrer mes laptops et desktops du travail comme clients lourds des serveurs à l’aide de samba, je n’avais plus grand chose à faire, tout tournait impeccablement. Du GNU/Linux quoi… Allumer, utiliser, éteindre.  Pas de pochette surprise.

Il me restait un petit laptop qui traînait dans un coin, avec 90% de l’espace disponible (j’ai laissé 30Go à xp, si utiliser ce genre de truc devient obligatoire un jour). Je n’ai pas résisté bien longtemps… Me voilà sur l’adresse des iso des versions béta de ubuntu à télécharger la version de l’iso pour desktop. Je choisis [   ] lucid-desktop-i386.iso

Le Live CD est gravé en 4min avec brasero. La séquence de boot est en priorité sur CD… et c’est parti, essayons Lucid Lynx, la version LTS (long time support) de ubuntu qui sortira vers le 29 avril 2010 et sera maintenue jusque avril 2013.

Comme d’habitude tout est reconnu d’entrée. Je teste ce qui va servir au quotidien : wifi, traitement de texte, messagerie xmpp,  navigation internet. Tout est productif : allez, on installe (15Go pour le « / », 2 Go pour la swap et le reste pour le « /home »).

Suite à l’installation rapide et sans soucis particulier, je refais tout simplement ce que j’avais fait pour karmic :

Ajout des sources medibuntu et ryxeo

Cela permettra d’une part d’ajouter les outils non libres qui « pourrissent » le web, comme les codecs proprio ou le flash (C’est une concession par confort, car de nombreux webmasters font dans le proprio) et d’autre part, d’obtenir les excellents logiciels éducatifs du « terrier ».

Ouvrir une console et taper :

sudo gedit /etc/apt/sources.list

la liste des sources apparaît dans un éditeur de texte qui possède les droits admin.

Je rajoute les lignes suivantes à la fin de la liste :

## medibuntu

deb http://packages.medibuntu.org/ karmic free non-free

## le terrier

deb http://apt.ryxeo.com/leterrier/ dapper main restricted

(Lire la suite…)

Installation de ubuntu karmic koala : aide-mémoire personnel.

Ce billet n’est pas un tutoriel d’installation, mais un aide mémoire de ce que j’ai fait sur le premier pc afin de recopier la même installation sur les vingt autres ordinateurs et obtenir exactement les même systèmes, c’est à dire un parc homogène autour des serveurs. Je pars de desktops et laptops récents sur lesquels sont installés divers OS inutiles (xp et vista) ainsi qu’un linux mint helena upgradé depuis gloria mais qui ne me satisfait pas. Les disques ont été partitionnés de façon …  disons « folkorique » … par une entreprise professionnelle qui a donné entre 75% et 80% du disque aux OS microsoft qui nous sont inutiles et qui n’a pas séparé la racine « / » et le « /home «   dans la partition en ext4, qui d’ailleurs était en ext3. Bref, à refaire.

Les choix que je fais sont liés à l’utilisation locale, c’est à dire du traitement de texte, du logiciel éducatif, de la messagerie, du son, de la vidéo, du traitement d’image, de la navigation sur le web, du blogging et une interface simplifiée à l’extrême.

Première étape, partitionner les disques correctement.

Première chose, je boot chaque pc sur un liveCD (comment booter sur cd) ubuntu 9.10 et je lance gparted qui se trouve dans le menu « système ». je réduis les partitions pour windows à 30Go, vu qu’elles ne serviront probablement jamais, c’est largement suffisant. Je démonte la swap avec un clic droit, je supprime l’ancienne partition linux en ext3 et je fixe la « swap » à 2Go.

Seconde étape, installation de base d’ubuntu.

Je connecte les pc à internet (pour les mises à jour de langage durant l’installation), puis je double-clique sur installer ubuntu. je réponds aux quelques réglages : français, France, france-alternative, même nom et même code pour tous les pc (c’est un réseau où ils n’ont aucun sens à être différenciés, sauf les serveurs), connexion immédiate. Pour les partition, je choisis manuel. Sur l’espace disponible, je garde 15Go en ext4 pour le « / » et tout le reste en « /home ».

Au redémarrage, accepter les mises à jour.

Troisième étape, ajout des sources medibuntu et ryxeo

Cela permettra d’une part d’ajouter les outils non libres qui « pourrissent » le web, comme les codecs proprio ou le flash (C’est une concession par confort, car de nombreux webmasters font dans le proprio) et d’autre part, d’obtenir les excellents logiciels éducatifs du « terrier ».

Ouvrir une console et taper :

sudo gedit /etc/apt/sources.list

la liste des sources apparaît dans un éditeur de texte qui possède les droits admin.

Je rajoute les lignes suivantes à la fin de la liste :

(Lire la suite…)

Nouvel ubuntu, nouveau design

La version 10.04 d’ubuntu, 10 pour 2010 et 04 pour avril va sortir officiellement dans moins de 2 mois. Elle sera une version LTS (long Time Support). Elles se nommera Lucid Lynx et apportera, comme d’habitude ses innovations et ses nouveautés.

En plus de cela, le choix a été fait, après consultation des utilisateurs par « brainstorm » et l’arbitrage de SABDFL (Self-Appointed Benevolent Dictator for Life) alias Mark Shuttleworth de faire évoluer le design d’ubuntu et de sa version d’environnement de bureau Gnome.

J’aimais beaucoup le design présent, au niveau des polices et logos, bien en avance sur les fades choses que l’on voit chez apple ou microsoft, et je vais devoir m’habituer aux petits détails qui changent, ce n’est pas bien grave. « Light » semble être devenu le nouveau mot clé.

Le « circle of friends » symbole de ubuntu perd de plus en plus ses couleurs africaines jaune orange rouge  pour du « light », du gris, du transparent. Le marron disparaît malheureusement pour du violet.

La magnifique police toute en rondeur ubuntu fait aussi peau neuve. Elle est remplacée par quelque chose de comment dire ? Différent… je m’habituerai peut-être.

L’affichage lors du démarrage de Karmic (le thème de boot)  n’était, à mon avis, pas une réussite. Il ressemblera désormais à cela :

Enfin, les thèmes par défaut de gnome, qui n’ont jamais été fantastiques (et que tout le monde personnalisait) sont enfin assez jolis, avec, on peut le remarquer, un déplacement des icônes minimiser-restaurer-fermer de la droite vers la gauche, comme c’était déjà le cas dans de nombreux thèmes plébiscités.

Thème « light » :

Thème « Dark » :